Yogabeille

Abeille, tu prends soin de nous !
Lu pour vous dans des revues spécialisées sur le naturel !

 

Le Paradis, par Jean Yves du Canada !

20160313 122051Chaque ruche a sa personnalité. Certaines sont très calmes et d'autres un peu «spéciales». Nous en avions quelques-unes comme cela, : même si on les enfumait consciencieusement, dès qu'on soulevait le couvercle, l'essaim en entier était dehors. Il nous sautait dessus dans un vrombissement unanime dans l'odeur caractéristique du venin. Mon patron connaissait ses ruches donc il me laissait gentiment m'occuper des cas spéciaux...

Je me souviens encore d'une ruche en particulier avec ses milliers d'abeilles collées sur mon voile. Cette journée-là, je me sentais particulièrement «branché» et totalement en paix. Tout en visitant les différentes hausses, j'ai vécu une expérience spirituelle particulière : j'étais au paradis! À l'intérieur de moi, il y avait non seulement la paix mais un sentiment de parfaite harmonie, de parfait équilibre. Tout était à sa place et j'étais empli d'amour pour tous.

Couvert d'abeilles, je me suis assis en lotus à côté de la ruche, au septième ciel! Cela aurait valu une photo. Quand j'ai repris mon ouvrage quelques minutes plus tard, à part quelques irréductibles, toutes mes abeilles volaient tranquillement, comme si de rien n'était, toutes calmes. Elles avaient goûté au paradis!

Peut-être que si on s'y mettait à plusieurs, on pourrait le recréer. Qui sait? On peut rêver.

Dans la vie de tous les jours, nous sommes entourés de toutes sortes de personnes et d'énergies plus ou moins négatives. Notre défi est donc de rester bien protégés comme l’apiculteur derrière son voile et de ne pas être influencé par l'environnement. Au contraire, il est possible de générer de belles vibrations pour l'améliorer. Bonne pratique.

 

En Inde par Jean Yves du Canada!

20160316 111351La dernière fois que je suis allé en Inde, je passais assez souvent sur une terrasse, où des abeilles sauvages volaient tranquillement. Elles avaient presque la taille de frelons et étaient calmes. Elles vaquaient à leurs occupations. Je passais une porte et j'entrais dans un corridor vitré. Par une des fenêtres on pouvait admirer de très près un impressionnant ensemble de rayons couverts d'abeilles laborieuses. De temps en temps, je m'arrêtais pour les regarder.

Un jour mes réflexes d'ancien apiculteur ont refait surface et tout en admirant ces super travailleuses j'ai commencé à faire des plans pour aller récupérer tout ce miel en suspension. Quelques minutes plus tard quand j'ai voulu repasser la porte pour retourner sur la terrasse, il y avait tellement d'abeilles passablement excitées que par prudence j'ai rebroussé chemin. Je me suis réinstallé en méditation devant l'essaim et j'ai envoyé mentalement toutes les pensées d'amour et de réconfort que je pouvais trouver. Je les ai assurées que j'abandonnais immédiatement mes projets. Quand je suis sorti quelques minutes plus tard, tout était rentré dans l'ordre.
Curieuse coïncidence.

Maintenant, je fais attention à mes pensées au cas où quelqu'un les capterait. J'ai entendu dire que lorsqu'on condamne quelqu'un dans notre esprit, c'est comme si on lui jetait un sort et qu'inversement nos bons souhaits pouvaient faire des miracles.

 

Quand j'étais un homme voilé par Jean Yves du Canada!
20140322 161937 resizedJ'ai appris l'apiculture dans l'Ouest canadien. Plus tard je me suis occupé d'une dizaine de ruchers pendant un été pour un apiculteur du Québec. J'aime les abeilles et j'essaie dans la mesure du possible de ne pas trop les traumatiser et de créer de bonnes conditions pour leur courte vie.


En temps normal, il est tout à fait possible de traverser un rucher sans protection sans qu'une abeille ne nous porte attention. Cependant, dépendamment des races d'abeille et de leur sélection, elles sont plus ou moins agressives ou tranquilles. Comme souvent, les plus agressives sont les plus productives, nous ne faisions donc pas de sélection. Ce qui fait que dans la réalité du travail nous étions habillés des pieds à la tête avec un nombre impressionnant d'individus collés au voile cherchant la faille dans l'armure. C'était normal pour nous. Un peu déroutant au début, mais on s'habitue.

Un jour mes chères abeilles ont réussi à trouver un trou dans mon voile que moi, je n'arrivais pas à situer. Ce qui fait que régulièrement je me retrouvais avec une abeille en colère à courte distance du visage. D'expérience, je savais que quand on se fait piquer près d'un œil, il enfle et pendant un ou deux jours, il est quasiment fermé. Je devais réagir rapidement pour me débarrasser de l’intrus sans savoir quand un autre apparaîtrait. Savez-vous quoi? J'ai commencé à être stressé, tendu. J'aimais de moins en moins les abeilles. Je commençais à en avoir peur.

À l'époque, j'avais commencé à faire de la méditation ce qui augmente l'énergie rayonnante autour de nous; pour le meilleur et pour le pire selon les circonstances. Comme je débutais et que je n'arrivais pas encore à maîtriser le stress, c'était pour le pire : mes abeilles sont devenues d'une agressivité que mon patron n'avait jamais connue. Il se posait vraiment des questions. Tous nos ruchers étaient affectés de la même folie. On ne pouvait plus s'en approcher sans se faire automatiquement attaqués.

Un jour j'ai réalisé que j'étais la source de leur problème, que mes chères protégées réagissaient à l'énergie qu'elles ressentaient, probablement sans même savoir d'où elle provenait. Il fallait agir : premièrement, sciemment, je me suis fais de l'autosuggestion pour changer mon attitude et retrouver mon amour des abeilles. Ensuite, j'ai fait attention à rester «bien branché» quand je m'en occupais. Finalement, j'ai réussi à trouver la faille dans mon voile et je l'ai réparé... Enfin!

En très peu de temps, tout est rentré dans l'ordre et les reines ont vécu longtemps, heureuses, avec beaucoup de bébés...

J'ai appris ainsi que notre énergie influence l'environnement, les autres, les plantes et même la nourriture qu'on cuisine. Si je suis tendu, anxieux, négatif, même si je ne dis rien, je risque de contribuer à l'inconfort des autres. Inversement, si je suis bien avec moi-même, en paix, mon entourage va se sentir très confortable en ma compagnie et a plus de chances d'être en paix. Ainsi, dans mes cours de méditation, j'ai entendu plusieurs fois des personnes qui me disaient : «Ce sont mes enfants qui m'envoient méditer. Ils se sont aperçus que la vie était plus facile quand je venais me ressourcer chez vous.»

 

 

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